Symptômes

Le syndrome des infrasons, également dénommé « maladie vibro-acoustique » (VAD), « syndrome de l’éolien », a été étudié principalement chez les travailleurs de l’aviation (pilotes, agents de bord et les techniciens), mais se retrouve également dans d’autres industries et milieux communautaires. C’est un syndrome qui se développe à la suite d’une exposition à long terme à des bruits à basse fréquence (entre 0 et 20 Hz), dont la plupart ne peuvent pas être entendus.

Les éoliennes industrielles produisent des bruits audibles mais aussi des sons inaudibles car situés dans de basses fréquences.

Symptômes du Syndrome

L’un des chercheurs, Mariana Alves-Pereira, un ingénieur biomédical, a récemment comparé le spectre de bruit d’un environnement connu pour prédisposer à des VAD, les occupants du cockpit d’un avion commercial à des spectres de bruit d’autres milieux communautaires. Elle considère que les milieux de vie communautaire dans leur diversité produisent des bruits de basse fréquence susceptibles de causer un tel syndrome. Elle a examiné les bruits mesurés d’éoliennes industrielles transmis par des acousticiens en Angleterre et elle a trouvé que l’intensité des bruits à basse fréquence des éoliennes sont dans la gamme qui peut causer des VAD, surtout compte tenu des expositions prolongées à domicile et la nuit. Alves-Pereira a également examiné des graphiques des éoliennes montrant des niveaux de pression acoustique mesurée par rapport à la fréquence van den Berg et elle considère leur intensité de bruit à basse fréquence capable de causer des VAD.

Aux Etats-Unis, le Dr Nina Pierpont publie, en 2008, un ouvrage intitulé Wind Turbine Syndrome – A Report on a Natural Experiment, ouvrage rassemblant tous les cas cliniques rencontrés chez ses patients exposés aux infrasons d’éoliennes.

Les symptômes se manifestant le plus souvent, sont les suivants :

  • Problèmes de sommeil : le bruit audible ou les sensations physiques de la pulsation ou de la pression font qu’il est difficile d’aller dormir et est cause fréquente de l’éveil.
  • Maux de tête qui sont augmentés en fréquence ou en gravité.
  • Étourdissements, pertes d’équilibre et nausées.
  • Epuisement, anxiété, colère, irritabilité et dépression.
  • Problèmes de concentration et d’apprentissage.
  • Acouphènes (bourdonnement dans les oreilles).

Il y a des différences entre les personnes suivant leur sensibilité. Ces différences sont appelées « facteurs de risque ». Définir les facteurs de risque et la proportion de personnes qui ont des symptômes, est le rôle des études épidémiologiques, qui sont en cours.

La perturbation chronique du sommeil est le symptôme le plus commun. Épuisement, troubles de l’humeur, et des problèmes de concentration et de travail sont les résultats naturels d’un sommeil de mauvaise qualité.

La sensibilité aux bruits de basse fréquence est un facteur de risque potentiel. Certaines personnes ressentent une pression dans les oreilles plutôt que des sons, ou font l’expérience de vibrations dans la poitrine ou la gorge. Les voisins des éoliennes industrielles décrivent la sensation pénible d’avoir à respirer en phase avec une pulsation rythmique des turbines qui n’est pas nécessairement audible, surtout la nuit quand on essaie de dormir.

La migraine ressentie n’est pas seulement un mal de tête, mais c’est plutôt un phénomène neurologique complexe qui touche la déficience visuelle, auditive et la déficience des systèmes d’équilibre et parfois de ceux du contrôle moteur et de la conscience elle-même.

La pression d’air (son) sur certaines longueurs d’ondes résonne au centre des espaces clos de l’organisme humain (notamment poitrine et crâne) et il se produit alors des vibrations auxquelles l’organisme réagit en renforçant ses tissus très doux avec du collagène, entraînant des problèmes tels que l’épaississement du péricarde (membrane à l’intérieur de laquelle les battements de cœur se produisent) et des valves cardiaques, l’apparition de fibrose dans les poumons, et la prolifération des cellules gliales (de soutien) des cellules dans le cerveau.

Le Dr Nina Pierpont note également d’autres aspects : les sons à basse fréquence portent plus loin et franchissent les obstacles avec moins d’atténuation que les autres fréquences, la stabilité de l’atmosphère étant propice au transfert des infrasons (le bruit d’éolienne porte plus loin dans une atmosphère stable, comme c’est le cas la nuit), ainsi que la présence de surfaces réfléchissantes (augmentation de la propagation sur les lacs gelés ou ouverts ou en présence d’une inversion de température offrant une couche atmosphérique réfléchissante).

Fondamentalement les infrasons – selon plus de 100 sources bibliographiques – ont les mêmes effets sur la santé et la sensation de bien-être que le bruit et le vacarme.

D’autres chercheurs sont aujourd’hui bien connus pour avoir étudié le problème sanitaire des infrasons, parmi lesquels :

  • En France, le Professeur Claude Renard (Professeur des Universités retraité) dénonce les dangers des infrasons sur la santé humaine, depuis 1997.
  • Le Dr Marjolaine Villey-Migraine, Docteur en sciences de l’information et de la communication (Université Paris II-Panthéon-Assas), Spécialiste de l’Information Scientifique et Technique (IST) a publié en 2004 un travail concernant les problèmes sanitaires dus aux infrasons.
  • Le Dr Nicole Lachat en Suisse a rédigé en 2011 une revue de la littérature sur le sujet du syndrome de l’éolien et des recommandations.
 
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