De quoi s'agit-il ?

L'EHS est définie par les anglosaxons par "électrohypersensitivity" et à tort par "électrohypersensibilité" par les Français (voir le glossaire dans la rubrique Terminologie utile). Nous définirons donc d'une part "l'électrohypersensibilité" et d'autre part "l'électrohypersensitivité" puis ensuite le "SICEM".

Qu'est-ce que l'électrohypersensibililité ?

La sensibilité fait partie du monde animal (espèce humaine incluse). L'hypersensibilité est une sensibilité plus aiguë.

L'électrohypersensibilité est une sensibilité plus forte à l'électricité que certains individus ont de manière naturelle (génétique) dans leur corps. L'électrohypersensibilité est donc une sensibilité très aiguë aux champs électriques et électromagnétiques les plus faibles soient-ils. Ce n'est ni une maladie ni une affection. Ce n'est pas non plus un handicap.

Explications et exemples

On peut comparer l'électrohypersensibilté congénitale à l'oreille absolue chez un musicien dans un autre domaine sensoriel. L'hypersensibilité est un don utile qui se concrétise par exemple par la capacité à détecter des sources : sourcier. L'hypersensibilité porte également sur de nombreux autres paramètres : l'ouïe, le goût, l'odorat, etc, et ne se réduit pas seulement à l'électrohypersensibilité. Les hypersensibles sont des personnes dotées d'un haut potentiel supérieur à la normale.

Quand il y a contamination aux métaux lourds, rendant des personnes plus sujettes aux agressions électromagnétiques, on ne pourra pas parler d'électrohypersensibilité qui, elle, n'est que génétique. On englobera donc de préférence toutes les personnes réagissant sensitivement aux champs électro-magnétiques sous le terme d'électrohypersensitivité.

Les personnes électrohypersensibles - présentant une électrohypersensibilité - exposées aux champs électriques et électromagnétiques sont comparables aux blonds et aux albinos exposés aux rayons solaires. Suivant la durée d'exposition :

  • Au soleil : les blonds et albinos attrapent des coups de soleil avant les bruns ;
  • Aux champs électromagnétiques : les électrohypersensibles contractent un SICEM (Syndrome d'Intolérance aux Champs ElectroMagnétiques) plus rapidement que les non-électrohypersensibles.

MAIS : au-delà d'un certain seuil d'exposition propre à chaque individu, un brun contractera un cancer de la peau sans coup de soleil préalable ; de même un non-électrohypersensible contractera un SICEM (avec évolution sur un cancer ou autre pathologie lourde) sans signe sensitif avant-coureur.

Les ondes de la téléphonie mobile et de l'internet sans fil (Wifi, Wimax) sont TOXIQUES pour tous, électrohypersensibles, électrohypersensitifs ou non (rapport d'experts internationaux indépendants BioInitiative).

Les électrohypersensitifs sont la partie émergée de l'iceberg d'un scandale sanitaire, une alerte révélant un état de grave pollution électromagnétique de tout notre environnement. Les Pouvoirs Publics français devraient réagir face à cette alerte.

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Qu'est-ce que le SICEM ?

Le SICEM n'est pas récent : il est connu depuis 1942 sous le nom de "Syndrome des micro-ondes", pathologie observée chez les soldats américains qui utilisaient les radars.

Le SICEM correspond à l'ensemble des symptômes provoqués par une exposition prolongée aux champs électromagnétiques, principalement ceux des micro-ondes de la téléphonie mobile. Il comporte plusieurs phases de développement (c.f. : rapport du Pr Dominique BELPOMME - ARTAC - Avril 2010 ) et des symptômes relativement variés selon les individus, mais présentant des caractéristiques communes d'asphyxie de l'organisme humain.

A partir de sa phase 2, le SICEM traduit un dérèglement métabolique de l'organisme pouvant déboucher en phase 3 sur des pathologies graves. Ce syndrome est évolutif sur 10-15 ans en fonction de la durée d'exposition des individus à ces micro-ondes.

 

Certains parlent de l' «EHS» comme d'une maladie. Ne nous y trompons pas : le terme anglais «Electrohypersensitivity» signifie «électrohypersensitivité» et non «électrohypersensibilité». Si l'électrohypersensitivité était une maladie, les symptômes sensitifs ne disparaîtraient pas dès que la source de pollution électromagnétique disparaît. De même si l'électrohypersensibilité était une maladie ou une "affection" (comme certains le prétendent), tout le monde devrait contracter cette "maladie" ou cette "affection" ! Or on s'aperçoit chez les animaux que l'électrohypersensibilité est une caractéristique apparaissant avec l'amélioration génétique. Peut-on alors dire que l'électrohypersensibilité serait une caractéristique des individus plus évolués génétiquement ? Cela semblerait bien être le cas !

La (les) pathologie (s) apparaît en phase 3 du SICEM qui, lui, comporte une première phase pouvant être sensitive. Nous disons bien "pouvant être" car de nombreux cas de SICEM apparaissent sans phase sensitive et le diagnostic se fait malheureusement trop tard.

Par ailleurs, beaucoup de personnes limitent la description du SICEM aux réactions d'hypersensitivité de leur corps et assimilent donc l'électrohypersensitivité au SICEM.
Mais les réactions d'hypersensitivité ne sont pas suffisantes pour affirmer qu'une personne a contracté un SICEM.

 

Le SICEM peut être considéré comme tout syndrome débouchant sur des pathologies - et non l'électrohypersensibilité - comme un handicap environnemental. Cependant le handicap environnemental n'est pas reconnu en France. Certaines personnes ont fait une demande auprès de la MDPH de leur département et ont obtenu l'unique statut de handicapé existant sur notre territoire. Mais considérant l'évolution de notre société, nous ne saurions recommander la demande de ce statut pour deux raisons essentielles : ce statut ne sera plus forcément accompagné d'une allocation, faute de subsides de l'Etat, et par ailleurs il est à craindre que la dérive s'amorçant actuellement, consistant à considérer certains handicaps comme étant un état de "fin de vie", ne se généralise à toutes les formes de handicaps ...

 
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